Quatrième de couverture :
Les Trois, comme on les surnommait dans le collège et lycée de Saint-Brieuc, ont grandi sur la côte du Goëlo, en Bretagne.
Désormais quarantenaires, ils ont chacun construit leur vie.
Emma, capitaine de police en France, est obsédée par une enquête en cours, suite à l’audition et au dépôt de plainte d’une adolescente.
Léo, trader à New York, se bat du haut de la Freedom Tower contre le souvenir du décès de sa mère, alors qu’il était enfant.
Justine, réflexologue à Londres, vient d’être quittée par sa compagne et tente de prendre un nouveau départ.
Par des circonstances déroutantes, les Trois vont se retrouver quelques jours sur les lieux qui ont marqué leur adolescence, les mêmes lieux où « le drame » s’est passé une vingtaine d’années plus tôt.
Décideront-ils de tout laisser derrière eux ? Ou affronteront-ils les événements qui ont changé le cours de leur vie ?
« Dans la maison bleue, les Trois tendaient les bras à l’univers. Le battant de la houle leur rappelait que la seule entrave à leur liberté était la nature, sauvage et indomptable. »
Mon avis sur ce coup de cœur incroyable qui m’a beaucoup ému
Aujourd’hui je reviens vous parler de ce coup de cœur monumental qui m’a bouleversé et laisser sans voix tant pas l’ingéniosité du récit que par sa profondeur.
En effet au delà de l’histoire incroyable emplie de douceur, gravité et bienveillance l’autrice dénonce des faits sociaux graves et d’actualités. Notamment lorsqu’elle explique que bien souvent les victimes de viol se retrouvent jugées au yeux de tous. Leurs plaintes sont-elles réelles, ne l’ont-elles pas cherché, etc. Tant de choses qui ne devraient plus exister de nos jours. De plus, elle relate le classement sans suite d’affaires qui parfois est trop rapide.
Julie Desb aborde aussi la rupture de façon brillante : rupture sentimentale, maternelle et familiale. Sans faux semblant, avec transparence et douceur on ne peut que s’identifier aux personnages souffrant de ces ruptures.

Avec une pointe d’humour qui donne un coup de pouce au dynamisme du récit, l’autrice nous balade entre ses personnages principaux abimés par la vie. Des personnages humains, réels et abordables avec lesquels elle aborde les notions de routine, responsabilité, espoir, dénonciation et acceptation.
Elle saisit sa rage, la tord au fond de sa bouche et l’expulse dans un cri primitif. Sa dignité s’infiltre entre les mots et sa douleur trouve un exutoire. Il ne s’agit plus de pleurs, de tristesse ou d’abattement. Ce sont des larmes d’espoir et de rébellion.
J’ai beaucoup aimé le clin d’oeil à Mélissa Da Costa ainsi que l’aspect de différence intégrer au récit. Ce roman n’est pas qu’une belle histoire elle est aussi une dénonciation et un cri du coeur.
Des rebondissements permanents, des secrets et non dits qui refont surface, du suspens tout est magnifiquement écrit pour créer un véritable bijou littéraire. Je ne peux que vous inciter à le lire.
